Toujours mieux pour tous les lycéens et étudiants du Niger

J’ai rencontré en mars dernier au Sénégal, un étudiant nigérien inscrit en première année. Il avait suivi la journée que nous avons organisée au Lycée d’Excellence sur les filières statistiques en février 2013 et la séance de présentation de l’ « African Leadership Academy » organisée en août 2013 en collaboration avec le Centre Culturel Américain. Et il m’a vite reconnu…

Avec enthousiasme, après ses remerciements, il m’a expliqué comment nos activités les ont aidés, lui et ses camarades, à mieux chercher les informations concernant les différentes filières qui les intéressent et les possibilités des bourses ou facilités qui existent. Mon sentiment de satisfaction après ce témoignage a rapidement laissé place vite à d’autres questions.

A Niamey, les lycéens sont naturellement les plus informés, ils sont à côtés de l’information. Au Lycée d’Excellence, les élèves ont cet avantage d’être sur le terrain de l’Université, côtoyant les étudiants de toutes les facultés, avec un accès facile aux nouvelles technologies. Si nos activités ont été si pertinentes dans ce milieu, elles seront certainement plus utiles et pertinentes auprès des autres lycéens qui sont à l’intérieur du pays. En ce moment précis, je pense à ces milliers des candidats au Baccalauréat de cette année 2014 (en moyenne 15000 ces dernières années) qui vont passer début juillet leur examen et pour les futurs bacheliers, la difficile recherche des filières et opportunités pour les études supérieures.

Lycée de Zinder - étudiants au Niger

Actuellement en mission à Zinder, j’ai discuté avec trois candidats ce matin sur les perspectives après les examens en cas de succès. Aucun d’eux n’a pas encore une idée précise mais ils veulent tous suivre une formation supérieure et échapper à la contrainte d’être contractuel de l’enseignement primaire comme plus 90% de leurs amis qui ont obtenu le BEPC en même temps qu’eux il y a 3 ans. Ils veulent obtenir le BAC, obtenir la bourse de l’Etat, et choisir une filière où la probabilité d’échec est la plus petite. L’un d’eux souhaite être juge, mais il va faire un choix de raison car on échoue beaucoup en Droit. Le taux de réussite est très faible entre ceux qui s’inscrivent et ceux qui décrochent leur diplôme. Ce domaine attire toutefois les lycéens car une fois admis au Concours de Magistrature, l’intégration à la fonction publique est assurée pendant que la majorité des nouveaux diplômés sont contraints de chômer. Un chômage expliqué entre l’ inadéquation entre ces offres de formation faciles que choisissent plusieurs étudiants et les exigences du marché de l’emploi.

Les lycéens doivent être suffisamment informés pour bien s’orienter selon leur capacité et le besoin du pays. Mon engagement à travers Ose-Niger se renforce chaque jour quand je rencontre ces jeunes lycéens dans les différentes villes du Niger. Nous serons avec eux, nous allons contribuer à les aider à avoir l’accès à l’information, à mieux s’orienter et à profiter au maximum de leurs potentialités.

Et nous sommes convaincus que nous devons faire toujours mieux pour tous les lycéens et étudiants du Niger.

 

Article rédigé par Maman Nafiou ISSIAKA, Secrétaire Général d’Ose-Niger, Responsable de programme Cantines Scolaires pour le Programme Alimentaire Mondial

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