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La motivation est le pilier de base de l’apprentissage. Si vous n’êtes pas motivés, vous ne pouvez pas progresser dans vos études (et dans votre vie). Être motivé c’est être animé par une énergie orientée vers un but précis : « je suis motivé(e) à suivre ce programme d’étude jusqu’à la fin pour devenir ingénieur, professeur… » Mais cela peut être trop vague, car le résultat est trop loin (quelques années…). Comment faire pour préserver votre motivation dès le début jusqu’à la fin de vos études ?

Il existe des outils (des secrets) pour stimuler votre motivation et/ou pour ne pas la perdre. En voici quelques-uns :

Vos objectifs et leur durée

Une fois les objectifs à long terme fixés, vous êtes bien en mesure de voir votre futur emploi, vous l’avez choisi parce que vous croyez être bien approprié à faire ce travail (et jamais parce que les amis le font aussi !), il faut vous fixer des objectifs à court terme « je suis motivé(e) à finir ce cours ou ce travail précis ». Pour cela, faites un peu de travail concret chaque jour ou chaque semaine, cela vous réserve la satisfaction d’être productif, vous donne la sensation d’avancer dans votre compréhension, vous permet d’intégrer les exigences de votre nouvelle vie à l’université plus facilement et maintient votre motivation non altérée. Un devoir, un projet ou un cours, ne le voyez pas comme une corvée, mais comme un défi à relever. Cela s’appelle s’engager dans ses études, se faire confiance à soi-même, en fournissant des efforts de qualité.

Récompensez-vous intelligemment 

Récompensez vos efforts en faisant des activités qui vous sont agréables après avoir fini votre travail prévu ce jour-là. Demeurer toute la journée devant l’écran de la télé ou de l’ordinateur peut entrainer un sentiment d’angoisse, de culpabilité. Ne laissez pas s’accumuler trop de travail, car cela mène assurément à la démotivation. Regardez bien les délais. Gérez votre temps, développez l’autodiscipline et la patience. Offrez-vous donc vos activités de loisir en guise de « récompense » de vos efforts, elles vous donneront la sensation de tâche accomplie, elles seront perçues comme renforcement de votre motivation.

Posez-vous la bonne question : « Pourquoi ? »

Demandez-vous constamment pourquoi vous faites un travail ou pourquoi vous suivez un tel programme ou cours. Une des questions qui vous est posée en début de session lorsque vous faites votre choix des programmes ou voire même de vos cours (si on vous donne le choix) est : « pourquoi avez-vous choisi ce programme/cours ? » Ne répondez pas : « parce qu’il est dans la liste, ou « parce que j’ai besoin de ces crédits » ou « parce que je ne savais pas quel autre cours choisir » ou « parce mon ami/amie a aussi choisi ce même cours et je voulais être avec lui ou elle ». Ces réponses ne sont pas satisfaisantes non pas pour les professeurs, mais pour vous-mêmes, avant tout et surtout. Essayez d’entrevoir l’utilité du programme ou cours en question, pour vous. Parfois cette utilité n’est pas immédiate : vous aurez des cours en début de formation (en première, deuxième année) qui vous sembleront inutiles. Mais ils sont dans le programme, car ils vous rendront service plus tard. Si vous ne pouvez pas saisir l’utilité d’un cours pour votre propre avancement dans la matière, vous ne pourrez pas tenir bon jusqu’à la fin, vous perdrez donc votre motivation et vous ne surmonterez pas les obstacles.

Comment interpréter un échec 

Lorsque vous vous trouvez devant des obstacles, ne développez jamais une aversion envers une matière ou un professeur. Ce n’est pas parce qu’il vous arrive à échouer à un cours que vous avez droit de détester une discipline. De grands écrivains n’ont pas passé leur bac, des scientifiques de renommée mondiale n’ont pas fini leurs études dans la discipline où ils allaient gagner plus tard le prix Nobel. Ayez en tête que l’éducation présuppose une grande dose de subjectivité. Vous pouvez échouer à un cours, le reprendre l’année suivante et le réussir avec mention. Une note n’est jamais plus qu’une lettre ou un chiffre. Lorsqu’on vous dit parfois « vous valez un A+ ou 20/20 », ou bien « vous valez E ou 5/20 » on parle d’un simple indicateur et NON de votre valeur personnelle comme spécialiste en devenir ou plus encore comme personne humaine. Au lieu donc de vous démotiver trop vite, de « mettre une croix » sur la matière, le cours, la discipline ou le programme en cause, il vaut mieux canaliser votre énergie pour identifier vos faiblesses et surtout les ressources qui sont mises à votre disposition pour un meilleur encadrement. Les universités disposent parfois de services ou personnes qui vous offrent de l’aide pédagogique aussi en plus de l’aide financière (des bourses). Identifier bien ces personnes/services dès le départ c’est prendre soin de votre motivation, s’assurer qu’elle ne chavirera pas tout au long de l’année ou des années vouées à vos études.

Finalement, la motivation n’est pas un grand concept abstrait. Préserver votre motivation au long de vos études relève d’une stratégie concrète, faite d’outils, « des secrets » précieux pour vous, que vous soyez déjà en cours de route dans vos études ou vous êtes futurs étudiants ou étudiantes.

Donc n’oubliez pas : pour demeurer motivés gardez en tête une courte liste d’acquis :
–  vos objectifs
–  votre récompense
–  la question « pourquoi un programme/cours »
–  la question « comment interpréter un échec »

Bonne chance !

Article rédigé par Mirella Vadean

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